Un air intérieur pur constitue la première et principale raison de convertir des immeubles résidentiels en habitations sans fumée.

Si la fumée de tabac secondaire ne se propageait pas et demeurait confinée dans l’endroit où le tabac est fumé, nous ne recevrions pas des plaintes toutes les semaines par téléphone ou par courriel de la part de gens qui sont involontairement exposés à ce contaminant dans leurs propres demeures.

À cause des différences de pression entre les logements, entre les étages et entre l’intérieur et l’extérieur d’un immeuble résidentiel, l’air (et la fumée de tabac secondaire) peut se propager en empruntant différentes voies :

  • à partir du balcon ou de la terrasse d’un voisin, ou encore à partir d’une aire commune extérieure;
  • par les portes ou les fenêtres ouvertes;
  • par les prises de courant, les prises de téléphone ou du câble ou les boîtes électriques au plafond;
  • par les fissures et les brèches autour des lavabos, des comptoirs, des fenêtres, des portes, des murs ou des plafonds suspendus;
  • par les systèmes de ventilation ou les échangeurs d’air.

Bien des gens pensent que les infiltrations de fumée de tabac secondaire sont uniquement un problème dans les immeubles plus vieux qui comportent davantage de fuites d’air. Bien qu’il soit vrai que ces immeubles présentent des problèmes de circulation d’air, ils ne sont pas les seuls. Des gens qui demeurent dans un nouvel immeuble rapportent également des infiltrations indésirables de fumée de tabac secondaire. Par contre, les fuites d’air dans ces immeubles ne sont pas toujours aussi faciles à déceler.

En Ontario, environ 4,5 million citoyens (ou 36 %) vivent dans des immeubles résidentiels, à titre de locataires ou de propriétaires. Par ailleurs, selon l’Enquête de surveillance sur l’usage du tabac au Canada, il se trouve au moins une personne qui fume quotidiennement ou occasionnellement dans 13 % des résidences canadiennes. Cette enquête révèle également que 6 % des enfants canadiens de moins de 12 ans sont régulièrement exposés à la fumée de tabac secondaire à la maison. Les données de cette enquête ne permettent pas toutefois de déterminer dans quels types de résidences ces fumeurs demeurent. Elles ne précisent pas non plus si les enfants sont exposés à la fumée de tabac secondaire provenant d’un fumeur dans le même logement ou d’une ou de plusieurs unités résidentielles voisines.

La prévalence du tabagisme atteint actuellement 19 % en Ontario. La très grande majorité des Ontariens ne fument pas et préfèrent un environnement sans fumée. Il est également utile de rappeler que la fumée de tabac secondaire cause de nombreuses maladies et des décès prématurés chez des enfants et des adultes non-fumeurs et présente surtout un problème pour les personnes aux prises avec des maladies chroniques ou des problèmes comme l’asthme, l’emphysème ou des troubles cardiaques, parce qu’elle aggrave leur état de santé.

Une politique sans fumée se traduit par un environnement intérieur plus propre pour tous les occupants en plus de réduire les risques d’incendies. En ce moment, les produits du tabac (cigarettes, cigares, pipes) demeurent la cause la plus importante d’incendies mortels au pays.

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